Séminaire interne : Impacts des pratiques culturales (travail du sol, fertilisation et rotations) sur la production des grandes cultures (blé, féverole, colza) dans la région du Saïs

Dr Wafae Sellami a animé, cette matinée du jeudi 27 juin 2024, le séminaire interne mensuel du CRRA Meknès, sous le thème : Impacts des pratiques culturales (travail du sol, fertilisation et rotations) sur la production des grandes cultures (blé, féverole, colza) dans la région du Saïs.

Inscrite dans le cadre du travail de la thèse de doctorat récemment soutenue par Dr Sellami à la FS Kénitra, l’étude présentée a visé d’évaluer l’impact des systèmes du travail du sol, des rotations culturales et de la fertilisation sur la production de blé tendre, féverole et colza dans la région du Saïs.

La première partie de l’étude, menée sur trois campagnes agricoles (2019-2022), compare l’effet de différents systèmes du travail du sol (charrue à disques, chisel, pulvériseur à disques et semis direct) et de rotations culturales (incluant la monoculture du blé et des combinaisons avec le colza et la féverole) sur la production du blé tendre.
La deuxième partie, réalisée sur deux campagnes agricoles (2020-2022), évalue l’effet combiné du travail du sol et des fertilisations azotées (N), phosphorées (P) et potassiques (K) sur les paramètres agronomiques, physiologiques et biochimiques du blé. Le plan expérimental est un split-plot avec trois répétitions.

Les résultats révèlent que le semis direct surpasse les autres systèmes du travail du sol pour les trois cultures étudiées. De plus, les rotations culturales influencent significativement les rendements, avec la rotation biennale colza-blé et la rotation triennale féverole-colza-blé obtenant les meilleurs résultats.
La production optimale de blé est atteinte en combinant le semis direct avec une fertilisation adéquate :150 kg N ha-1 pendant une année normale et 100 kg N ha-1 pendant une année sèche. L’utilisation du semis direct avec 60 kg de P ha-1 et 10 kg de K ha-1 s’avère également bénéfique par rapport au labour conventionnel. Cette combinaison optimale favorise non seulement une augmentation des rendements, mais améliore également la teneur en protéines du blé, l’efficacité d’utilisation des nutriments et de l’eau.

Cette recherche vient corroborer que l’agriculture de conservation s’impose comme un outil crucial pour atténuer les effets néfastes du changement climatique et de l’appauvrissement de la fertilité des sols. Le changement climatique représente en effet une menace importante pour la production céréalière au Maroc en raison de l’augmentation des températures et de la diminution des précipitations.

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