Le séminaire interne « Etat des recherches en Amélioration génétique du blé dur au Maroc » a été animé cet après-midi du lundi 09 avril 2018, au CRRA Meknès, par Dr Moha Ferrahi, chercheur en amélioration génétique des céréales à l’URAPCRG du CRRA Meknès.
Le séminariste a présenté un état des lieux des recherches en amélioration génétique du blé dur et des perspectives intégrant la stratégie de recherche de l’INRA, notamment avec le lancement du nouveau mégaprojet des céréales 2017-2020 et les engagements de l’INRA avec l’interprofession (convention cadre avec la Fédération Nationale des Minoteries) pour développer des variétés de bonne qualité technologique destinées aux industries de transformation des produits de blé dur.
Le blé dur représente environ 10% de la superficie globale des blés à l’échelle mondiale, soit 21,3 millions d’hectares dont 50% se trouve dans les pays en développement et 80% dans les régions Méditerranéennes.
Dans notre pays, chaque année le blé dur est cultivé sur une superficie moyenne d’un peu plus de 1,1 million d’hectares, répartie sur tous les étages climatiques (aride, semi-aride, subhumide, humide, irrigué, montagne) avec une production moyenne de 20 millions de quintaux. Le blé dur est essentiellement cultivé sous régime pluvial, subissant les caprices du climat. Les régions irriguées où le blé peut recevoir des irrigations d’appoint, ne représente que moins de 8% de la superficie totale, mais contribue à 17% de la production.
Parmi les stress importants qui limitent la productivité du blé dur, la sécheresse qui revient assez souvent, suivie des attaques parasitaires (cécidomyie, septoriose, rouilles). La résistance génétique à certains parasites a été améliorée par sélection, notamment pour les maladies comme la rouille brune et la cécidomyie et plusieurs variétés ont été développées et inscrites au catalogue officiel. Actuellement, les objectifs des travaux d’amélioration sont la sélection des blés durs de bonne qualité technologique, résistants à la rouille jaune et à la sécheresse. Pour rappel, les principaux sous-produits de blé dur sont : la semoule avec ses différentes catégories (grossière, fino et fine) et les pâtes alimentaires. Les nouvelles obtentions doivent posséder un taux de pigment jaune élevé (beta carotène), un gluten dur (composé de deux types de protéines : gluténines et gliadines) et de bonne qualité pastière.
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